mercredi 28 juillet 2010

La dangereuse guerre entre Al-Qaida et la France

L'annonce de la mort de Michel Germaneau, un otage français de 78 ans détenu par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) depuis avril dernier, est un événement à méditer à plus d'un titre.

Outre le drame que cet assassinat suppose, il faut bien voir désormais que les ressortissants occidentaux vivent dans une insécurité croissante, surtout en Afrique où les mouvements terroristes liés ou non à Al-Qaida profitent de la pauvreté pour s'implanter durablement. En effet, en Irak et en Afghanistan, la tristement célèbre organisation terroriste a subi de lourdes pertes, en particulier au sein de sa hiérarchie. Elle s'est donc développée dans des régions moins placées sous le feu des projecteurs, profitant principalement de la faiblesse des pouvoirs étatiques.
La Mauritanie, pays où était détenu Michel Germaneau, ne faisait pas la une des journaux jusqu'à l'assassinat fin décembre 2007 de quatre français par des hommes se revendiquant proche d'Al-Qaida.
 
Comment remédier à cette spirale infernale et meurtrière? Déconseiller aux occidentaux de se rendre dans ces pays en proie à ce genre de troubles reviendrait à reconnaître l'autorité et l'influence de ces mouvements terroristes, malgré ce que pense le Président Sarkozy. De même, affirmer comme le fait le Premier Ministre François Fillon un "renforcement du combat" contre Al-Qaida est un propos discutable sur la forme car visant à rassurer l'opinion. Cette dernière ne manquera pas de s'inquiéter s'il n'y a pas de résultat. 

Aucune solution miracle n'existe, et ce d'autant plus que les puissances "classiques" n'utilisent pas les mêmes armes que des groupes terroristes comme Al-Qaida. Cette dernière a réussi son coup, en assassinant aussi froidement et lâchement un homme âgé, afin de provoquer l'effroi dans une démocratie comme la France. Ces groupes terroristes n'ont d'avenir que par des actions spectaculaires et médiatiques. Il convient de leur "couper l'herbe sous le pied".

Au lieu de promettre "la vengeance", qui abaisserait au final une démocratie au niveau d'un groupe terroriste, il conviendrait d'agir de façon "cachée". Les services spéciaux et secrets français jouissent d'une grande réputation dans le monde entier. Frapper l'ennemi sans le prévenir, neutraliser ses cadres dirigeants, ne pas faire de publicité en cas de victoire, laisser planer le doute quant au commanditaire de l'opération: voici quelques tactiques à même de diminuer l'organisation AQMI. 
La détruire totalement relève pour l'instant du vœu pieux, son affaiblissement permettrait en tout cas d'éviter des drames supplémentaires.

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