Si Nétanyahou voulait empirer une situation déjà inextricable, il ne s'y prendrait pas autrement. La commission de planification du ministère de l'intérieur israélien a ainsi approuvé aujourd'hui la construction de près de 1300 logements à Jérusalem-Est, partie de la ville pourtant revendiquée par les Palestiniens comme la capitale de leur futur état.
Les protestations palestiniennes ne se sont pas faites attendre, Israël étant accusé de tout faire pour réduire à néant le processus de paix. Ce dernier était déjà dans l'impasse, les Palestiniens ayant quitté la table des négociations après une provocation israélienne en septembre, toujours au sujet de la construction de nouveaux logements.
Alors que le Premier ministre israélien est actuellement aux USA, où il rencontre les organisations juives avant de s'entretenir avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton ce jeudi, cette annonce tombe au plus mal... ou plutôt au meilleur moment.
En effet, le président Obama vient de subir une cuisante défaite aux élections de mi-mandat, ce qui l'a considérablement affaibli sur le plan intérieur. Il va donc tenter, à l'image de ce qu'a fait Bill Clinton, de redorer son blason grâce à la politique extérieure.
En agissant de la sorte, Nétanyahou entend rappeler à Obama qu'il refusera toute ingérence nuisant à la politique israélienne, aussi contre-productive soit-elle à l'égard de la paix et qu'il ne craint aucune puissance étrangère.
Reste qu'Obama a en théorie les moyens de forcer les deux parties, israélienne et palestinienne, à retourner à la table des négociations et à oeuvrer réellement à une paix tangible. Il lui faudrait un courage politique fort, une capacité à encaisser les coups qui viendraient de toutes parts. En réussissant, ou tout du moins en essayant réellement, il honorerait le prix Nobel qui lui a été attribué.
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