Le Corriere della Sera parle d’une “gifle”, la Repubblica estime que “le conte de fées est terminé”. La presse italienne est plus qu’unanime pour décrire le désastre qu’aurait connu Berlusconi lors du premier tour des municipales qui ont eu lieu dimanche et lundi. Le conditionnel est de mise car il y a deux tours pour cette élection et une lecture plus attentive de la situation permet de nuancer le drame italien du Cavaliere dont beaucoup parlent.
Il est évident que la seconde position de la candidate du PDL pro-Berlusconi lors du premier tour à Milan est un échec cuisant pour le Président du Conseil qui s’était investi dans cette campagne, transformant cette dernière en véritable référendum. Ce choix politico-stratégique était déjà par nature une erreur profonde: comment penser obtenir l’accord du peuple, lorsque celui-ci est confronté à une crise économique majeure et qu’il manifeste une défiance à l’égard d’un pouvoir aux comportements très tendancieux? Berlusconi aurait du adopter la posture française, qui consiste à bien différencier les scrutins locaux des nationaux, afin de minimiser le plus possible une possible défaite.
Le silence de Berlusconi témoigne de son sentiment d’échec, voire même de sa culpabilité. Même si Milan et Naples se présentent assez bien pour le second tour, il faut souligner la victoire éclatante de la gauche de Bersani à Bologne et à Turin. Des voix s’élèvent à droite, en particulier en provenance de la Ligue du Nord, pour s’interroger quant à l’efficacité de l’alliance avec Berlusconi. Les procès dont ce dernier fait l’objet sont de façon irréfragable une composante de l’échec du PDL, les Italiens ne se reconnaissant plus dans ce parti sans valeurs synonyme de scandales. Qui plus est, le PDL est le fruit d’alliances délicates, susceptibles de rompre rapidement, à même de faire chuter le gouvernement.
La Ligue du Nord, confortée par la situation internationale avec les problèmes migratoires en Tunisie et en Libye, a une double mission: signifier clairement à Berlusconi son importance grandissante et la nécessité de ce fait d’un infléchissement de la politique gouvernementale, mais surtout de s’interroger quant à la pertinence de son alliance avec le PDL. Si celui-ci chute, il semble assez probable que l’onde de choc se propagera également sur la Ligue du Nord. Celle-ci doit-elle quitter l’alliance et provoquer par la même occasion des élections anticipées? C’est un calcul politique pour le moins incertain car l’association avec le PDL lui permet d’édulcorer son image trop dure, d’être fréquentable. Elle a besoin de soutien pour affronter le PD de Bersani ainsi que les partis centristes et écologistes, qui sont anti-Berlusconi.
Berlusconi n’a pas encore perdu. Par la situation politique kafkaïenne qu’il a mise à en place, en empêchant la démocratie et le débat d’idées d’exister clairement, il demeure clairement au centre du jeu. Certes sa carrière touche à sa fin, mais nul doute que son appui ou son opposition aux prétendants aura une importance certaine. L’Italie de Berlusconi n’est pas encore morte; d’où viendra la relève? D’une extrême droite dangereuse aux projets néfastes pour le pays? D’une gauche incapable d’incarner l’espoir, de présenter un projet de société à même de redonner confiance au peuple?
Attendons le second tour pour observer les stratégies de chacun.
J’adore votre blog……super................super
RépondreSupprimerBisous
Bonjour! Je m'appelle Robson, J'ai 25 ans, je suis styliste, j'ai eu mon diplôme à L'Université de L'État de Maringá (UEM). J'habite au Brésil, je dessine depuis toujours, je travaille avec la mode il ya 07 ans. Je voudrais montrer ma vision personnelle de la mode à Paris. Pour moi la mode n'a pas de nationalité et à cause de cela, je crois dans mes créations, et j'aime contester et séduire. Je suis toujours à la recherche d'une nouvelle forme de narration, et ainsi je construis ma fantaisie. Tout m'inspire, alors j'ai une grande facilité d'analyse, pour les images et aussi les messages... et je les transforme en collection. Une partie de mon processus créatif dans l'utilisation de l'harmonie des couleurs est le contraste qui cassent la dureté des formes en mettamt les idées en developpement. Mon regard est donc émotionnel, c'est pour cela que j'ai créé le blog: WWW.ZOEDEGAIA.BLOGSPOT.COM, où "ZOE" signifie vie, "GAIA" la terre, alors, ce mot veut dire "LA VIE QUI NAÎT DE LA TERRE".J' espère que vous apprécierez la visite.
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